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Découverte de l'Inde

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Découverte de l'Inde
  • Exploration mystique de la culture indienne par une graine de curieuse, attirée par l'Inde. Journal d'une quête de sacré au quotidien depuis Paris, à travers la musique, la danse, le cinéma, la gastronomie et la religion.
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29 janvier 2012

Kathak !

Haha ! Si certains l'ignorent encore, j'ai trouvé en 2011 la motivation et l'activité qui me manquait : la danse. La danse s'est "imposée à moi" comme un moyen d'expression nécessaire pour retrouver un équilibre perdu entre le corps et l'esprit ; un corps oublié, souffrant, lourd, une féminité blessée et incomprise par moi-même. Je prends des cours de Kathak depuis septembre. Le Kathak est une danse classique du nord de l'Inde, très gracieuse et tonique qui peut rappeler en certains points le Flamenco, dont il est un lointain ancêtre. J'entends déjà certains d'entre vous penser "- Mais qu'est ce qu'elle est encore allée chercher là ?" Hé bien en quelques mots, voici ce que je peux en dire aujourd'hui... 


Pour comprendre pourquoi "aller chercher très loin ce qu'on peut trouver ici", imaginez un instant qu'il existe une danse décrite dans les écritures judéo-chretiennes et pratiquée religieusement depuis les origines. Je dis "imaginer" car, à ma connaissance, aucune danse sacrée "vivante dans le culte" n'existe dans notre tradition religieuse. La danse semble plutôt être par chez nous une hérésie, une activité impure, peu vertueuse : je n'ai donc aucun espoir de trouver une quelconque voie traditionnelle de danse sacrée dans mon actuel paradigme de naissance. Je peux évidemment me tromper et serai ravie d'apprendre que cela existe ; cependant, je n'ai jamais rien vu de tel dans une église... En revanche, en ce qui concerne (toutes) les danses classiques indiennes, elles sont considérées d'origine divine, et les bases ont été décrites dans les Védas, qui est un ensemble de textes fondateurs de l'hindouisme et du brahmanisme datant de 1500 avant J.-C. Un autre livre, le Natya-Shastra, est un traité de danse et d'art dramatique, daté lui du 4e siècle avant J.-C., et qui a codifié l'expression corporelle : son langage, son vocabulaire, ses expressions, ses émotions, et ses "lignes" esthétiques. La danse en Inde semble intimement liée à la vie spirituelle et religieuse, la danse étant originellement pratiquée dans les temples par des "religieux", que je nomme ainsi car il s'agit de personnes mariées au temple, et qui consacraient leur vie à la danse sacrée. La danse narrative est un autre mode de transmission de la "connaissance révélée", qui transmet l'histoire des dieux à travers un vocabulaire chorégraphié très riche (comme la langue des signes), au travers des Mûdras (gestes de la main), des jeux de regards et expressions du visage. Ainsi, les histoires des dieux hindous, mais aussi les gestes de culte, les émotions liées à la spiritualité et la vie de tous les jours (amour, maternité, famille...) ont pu se transmettre "visuellement" en plus de la transmission orale. 


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© http://www.flickr.com/photos/payalam/

 

Le Kathak (ety. sanskrit "katha" signifiant "histoire" et katthaka "celui qui raconte des histoires") existe depuis très longtemps et il a donc évolué au gré de l'histoire : c'est un mélange de virtuosité, de maîtrise technique et musicale, de grâce époustouflante, issu d'un métissage culturel indo-musulman. Il se différencie des autres danses classiques indiennes, entre autres, par l'existence d'un registre poétique musulman. Pendant les invasions mogholes, (10e-17e siècle) le kathak a su conserver d'une part son répertoire hindou, tout se développant d'autre part pour devenir une danse d'agrément dans les cours impériales, qui respectait les codes moraux et culturels musulmans. On peut également reconnaître ce métissage culturel dans la musique hindoustani, ainsi que dans les différents costumes que peuvent porter les danseuses. De nos jours, on lui connait trois styles, trois écoles majeures (Gharanas) qui se sont démarquées me semble-t-il à compter du XIIIe siècle. Le style de Lucknow est celui que j'apprends ; le style reconnu par sa grâce, son élégance et le naturel de sa gestuelle. Il existe aussi le style de Benarès que j'aurais du mal à définir (systèmes musicaux différents (?)), et le style de Jaipur, très technique, rythmiquement sophistiqué et puissant dans les "jeux de pieds". Pour l'heure, je n'ai pas encore abordé le répertoire narratif du kathak, puisque j'apprends les bases techniques. 

kathakCostumeMogulCostume moghol kathakCostumeHinduCostume hindou

© http://www.shamaadance.co.uk/about-kathak.php



Ce que m'apporte son apprentissage me comble à de nombreux niveaux. Culturellement, je baigne dans l'inde jusqu'au cou et ça me plait ! Au point de vue artistique, j'apprends enfin la musique, le rythme, je deviens un instrument de percussion grâce à mes grelots (Ghungurus), j'écoute et apprends chaque jour un peu plus la musique indienne, du coup je découvre chaque jour des nouvelles choses sur le rock progressif (oui, oui, vous lisez bien), je me suis mise aussi à la couture pour piquouzer de jolis costumes. Spirituellement, je reçois en regardant les danses, en fréquentant des personnes passionnés eux aussi, tellement d'informations sur l'hindousime et sur l'Inde que ça me fait avancer à pas de géant ! Physiquement ; je cherche à atteindre un "état" de cohérence entre mon corps et mon esprit, et je constate que l'apprentissage de cette danse, dont l'esthétique me plait au plus haut point, me motive à recourir à des techniques périphériques essentielles afin de l'engager complètement comme outil d'expression au delà du logos. Le centrage, la respiration, la méditation, l'intuition, l'écoute, le respect et l'entretien de mon corps, me permettront certainement d'atteindre le "non agir" et la grâce bien mieux que les jeux video et les séries télé. Finalement, le kathak est un kung fu débordant de féminité... et ça me va bien...
 

Voici la video à l'origine de mon coup de coeur pour le Kathak
Il s'agit d'une danse à la Déesse Kali, par Pali Chandra, dans le style de Lucknow. 

 

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28 janvier 2012

Best of Janvier

Voici un petit récapitulatif de ce qui m'a fait vibrer au cours de ce mois de janvier : danse, musique, lumière divine, rencontres magiques et amitiés. C'est dans la musique et la danse que j'ai retrouvé un carburant, quelque chose qui fait vibrer dans mon coeur avec une puissance sans égale, la joie. En regardant la beauté de toute chose, pour saturer mes sens et me protèger (je laisse le è et dis bonjour à Maurice, paix à son âme) d'une grisaille de plus en plus contagieuse... Ne pas trembler, ne pas vasciller, respirer, s'ancrer, aimer et ne pas avoir peur, même pas de la peur des autres. Pour résolutions en 2012, j'avais choisi de ne pas formuler de résolution, simplement pour ne pas me perdre dans de vaines explorations du passé ou du futur. Mais finalement, je ferai une prière, ou un hommage... puisse la grâce m'atteindre, me traverser, inspirer mes pas, pour que continue de danser mon âme, puissai-je apprendre à partager ces cadeaux, ou accepter mon incapacité à le faire sans que la tristesse ne m'envahisse. 
Merci à mon Maître de danse pour sa compréhension, et sa lumière.
Merci à mes amis d'être là.

Voile au vent

Voile au vent, pirouette au soleil levant ou l'esprit dansant du platane.
Photo prise à Suresnes, au cours d'une marche méditative d'ancrage dans le présent. 16-01-2012 © Aartiam



1. La danse de Anurekha Gosh : Lumière divine.
Ca m'a tant marquée que j'en ai fait un post sur le blog.
http://aartiam.canalblog.com/

2. Le chant de Kaushiki Chakrabarty : Mishra Charukeshi Thumri, extase à la clé.
Une magnifique chanteuse, qui exécute un Thumri, un mode de chant typique hindoustani. "Mishra" signifie que le raag sur lequel est basé ce chant est "impur", c'est à dire que soit il s'agit de deux raags "mixés", ou que certains éléments ne sont pas issus du raag originel, cela pour permettre plus de nuances dans l'émotion. Et l'émotion est au rendez-vous, je me retrouvais balladée du sourire de béatitude aux larmes qui montaient aux yeux. Etait-ce de la joie, de la tristesse, étais-je touchée par la grâce ou par l'historie contée, au delà de ces mots que je ne comprends pas ? (ça parelrait de Krisna)
Encore de la grâce à l'état pur, essayez de calquer votre respiration sur la sienne pour mesurer le niveau de maîtrise, imaginez aussi un funambule sur un fil tendu entre deux sommets de l'Hymalaya... sans filet. Epoustouflant !

3. Le raag Kirvani au santoor (45 minutes)
Pour accompagner la soirée, le début de la nuit, une autre version du raag découvert au cours du Spectacle de la Compagnie Jankaar (chronique précédente sur le blog). 

4. Shambhavi Vaze Kathak Darbari : une superbe chorégraphie à plusieurs danseuses, Kathak.
Subtile et millimétrée. Ravissant ! 

5. About Kalki Maitreya (à discuter, of course)
Découverte hasardeuse dans les transports en commun... Il existe une autre version de cette video, en deux parties, titrées "2012, un message positif (1e partie). les 4 cavaliers de l'Apocalypse. Christ / Kalki / Maitreya", vous pensez bien que c'était impossible pour moi de ne pas cliquer. Je cause un peu anglais, mais je reconnais que certaines nuances ont d'û m'échapper. So... Vous savez où me trouver pour en discuter !

 
19 janvier 2012

[EQUILIBRE] Lumière Divine par Anurekha Ghosh

Une pièce basée sur la Lumière Divine (séance de répétition) par Anurekha Ghosh.

Les mots me manquent, tant je sais qu'ils seront petits...
Ce que je cherchais, et recherche, s'exécute dans cette danse, par son intensité, son équilibre, sa justesse et sa grâce. Je nourris le timide espoir de toucher du doigt cette maîtrise, de parvenir à l'"état" favorable à cette expression. Moi qui voyais de la danse dans tout art, je découvre tous les arts du mouvement dans la danse ; qu'ils soient dans cet exemple du yoga, du chi gong, du mime, du théâtre, du kathak. Lorsque les mots me viennent, ils ne sont pas les miens, j'assiste à une "méditation extatique au centre immobile du mouvement", d'un poème de Rabindranath Tagore.

"C'est à l'artiste de proclamer sa foi dans le Oui éternel, de dire:"Je crois en un idéal qui plane sur toute la terre, qui la pénètre toute entière... en un idéal de Paradis qui n'est pas le produit de l'imagination, mais l'ultime réalité où toutes choses résident et se meuvent. Je crois que cette vision du paradis s'aperçoit dans la lumière du soleil, dans la verdure de la terre, dans la beauté de la figure humaine, dans l'illumination de la vie humaine, et même dans des objets en apparence insignifiants et sans attraits. Partout sur cette terre, l'esprit du Paradis veille et fait entendre sa voix. Il atteint notre oreille intérieure sans que nous le sachions, il donne le ton à notre harpe de vie, dont la musique envoie notre aspiration au-delà du fini, non seulement en prières et en espérances, mais en temples qui sont des flammes de pierre, en peintures qui sont des rêves immortalisés, en danse qui est méditation extatique au centre immobile du mouvement." (Extrait de "Le sens de l'art")




Je ne peux m'empêcher de remercier Shiva, car le paysage sur la route qui mène à lui est merveilleux...
Aum Namaḥ Śivāya
ॐ नमः शिवाय

7 novembre 2011

Rassa

RASSA-JHANKAR-AFFICHE-GUIMET4-11-11

Rassa, par l'Ensemble Jhankar, au Musée des Arts Asiatiques Guimet ce 04/11/11.

Tout commence par ce superbe raag... qui me rappelle cette mélodie de la boîte à musique de mon enfance, dont je suis incapable de me remémorer l'air. J'avais une fois retrouvé mon poussin rouge, qui écarquillait les yeux et bougeait les ailes, quand j'avais quatorze ans. Il avait rejoué une seule et dernière fois comme par miracle, son petit air, faisant remonter en moi la nostalgie de mon enfance... Ce raag n'est pas cette mélodie, mais il lui ressemble. Comme le dit Ravi Shankar dans son "extraordinaire leçon", il faut voir le raag comme une entité musicale avec sa propre personnalité. Celui-ci m'a plongé dans cette même nostalgie de l'enfance, me prédisposant à recevoir toute la poésie du spectacle qui allait se jouer devant moi avec le regard pur de l'enfant. Un ravissement disais-je.

Je retiens également la phrase qu'a citée Maitreyee Mahatma avant de commencer à danser.
"La danse n'est que méditation extatique au centre du mouvement".

Un spectacle magique, grâcieux et puissant, que j'ai eu la chance de voir !

PRÉSENTATION DE LA COMPAGNIE JHANKAR
(Extrait du spectacle Rassa)


JHANKAR - La danseuse kathak Maitreyee Mahatma
(Extrait où l'on entend le mieux le raag... et où se laisse happer par la grâce de Maitreyee).


JHANKAR - Philippe Gauby au Sitar
Ici le musicien joue un "Alap", ce qui me semble être des variations autour du raag exprimé plus simplement ci-dessus.


JHANKAR : extrait de "Rassa" au théâtre de Ste-Marguerite
Avec pour conclure, cet extrait ; où l'on peut voir toute la subtilité du mime avec style. Un ballon s'invite dans la danse, et saute, se prête à un jeu de jonglerie imaginaire. La force réside dans la suggestion de la présence de ce ballon, tout en dansant avec grâce. J'ai déjà joué avec ce style de balles, c'était l'un de mes jeux préférés au théatre (comedia del'arte)... et si un jour j'arrivais à aussi le danser ?

26 septembre 2011

Aum Ganesha

Pour commencer, je souhaite faire un "e-puja" à Ganesh.
La Puja ou Pooja (prononcé poudja) est un acte de dévotion, de prière, d'offrandes et de célébration d'une divinité.
J'ai trouvé dernièrement des petites applications de "e-puja" pour Iphone, j'en déduis qu'on peut sortir des sentiers battus et également consacrer du temps, des prières quel que soit l'endroit où l'on se trouve... Je ne suis pas à proprement parlé dans la Bakhti (la pratique religieuse de dévotion), mais la dernière Fête de Ganesh à Paris, qui a eu lieu le dernier dimanche de ce mois d'août, m'a fait prendre connaissance de l'existence du temple de Ganesh, dans le XVIIIe. Je démarre donc mes recherches, puisque Ganesh est celui qui détruit les obstacles, quels qu'ils soient, matériels ou spirituels. Je lui demande d'être mon guide en cette rentrée, et de m'aider à garder le cap, tant pour la danse, que pour mon étude, et ma bakthi... si je peux l'appeler ainsi.

Je ne connais pas vraiment les traditions, les rituels, la manière "orthodoxe" de faire Puja. Certains m'ont conseillé de me rendre dans un temple et procéder par imitation. Ce que j'ai fait, humblement et très timidement. J'avais très peur de commettre un imper, un blasphème, et j'espérais que quelqu'un puisse me guider. Une dame présente, qui préparait les paniers d'offrandes et d'encens, m'a conseillé de lire le site internet du temple de Ganesh ; ce que j'avais déjà fait ; ou de rester pour la cérémonie du soir, qui se préparait, pour rencontrer des fidèles. J'espérais vraiment parler à un "prêtre", que je n'ai pas trouvé... c'étaient plutôt des moines et des "sacristains", très affairés je ne voulais pas les déranger. Je ne connais pas la langue sacrée, je ne suis qu'une petite graine de curieuse, mais sincère... j'ai peur de me planter...

Bref, comme j'ai de tout temps eu un petit autel consacré ; les choses qui se sont retrouvées sur cet autel ont cependant changé avec le temps. Au début, des icones, ensuite, des objets sacrés, enfin, de l'encens, des bougies, des objets ramassés dans la nature et ayant pour but d'être le support de ma prière. Ganesh trouvera sa place dans ce "chez-moi sacré". Par E-Puja, j'entends imprimer une offrande, une intention de prière à Ganesh sur ce blog... Invoquer sa présence et lui demander sa bénédiction, pour cette aventure écrite, pour ce projet. Et comme je ne suis pas quelqu'un de très doué pour tenir la distance, et je ne sais jamais vraiment par où commencer... commençons par dire qui il est... pour ce que j'en sais aujourd'hui...


AUM_Ganesh

Aum-Ganesh. Vue d'artiste sur "Essence of India"
"Ganesha or Ganapati is a highly revered God in India. He is the destroyer of obstacles. People mostly worship Him asking for siddhi, success in undertakings, and buddhi(intelligence). He is worshipped before any venture is started. He is also the God of education, knowledge and wisdom, literature, and the fine arts."

Ganesh ou Ganapati est un dieu très révéré en Inde. Il est celui qui détruit les obstacles. Ses fidèles lui rendent un culte pour recevoir le siddhi (une faveur, un succès ou un pouvoir surnaturel); le succès dans leurs entreprises, et l'intelligence (buddhi). Il est prié avant toute nouvelle entreprise. Il est aussi le dieu de l'éducation, de la connaissance et de la sagesse, de la littérature et des beaux-arts.

Aum, est quand à lui (elle) le son primordial, à l'origine de la création et du langage. Aum est utilisé dans la prière, et a un fort potentiel méditatif.

Liens :
Ganesh is fresh (MC YOGI)
Temple de Ganesh à Paris

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26 septembre 2011

Génèse

Je m'étais toujours demandé d'où pouvait me venir cet attrait pour l'Orient, qui est né chez moi assez jeune. Avec le recul, je suis en mesure de dire que plusieurs personnes sont à l'origine de mon éveil. 



Premièrement, la seconde épouse de mon père, ma "petite maman", d'origine réunionnaise, qui a ouvert mes yeux et mes papilles d'enfant à autre chose que la saucisse/carottes/purée ; mais qui indirectement a pu me transmettre certaines valeurs bien à elle, adaptées à ma culture occidentale. J'ai pris conscience il y a peu de temps, de l'influence qu'elle avait pu avoir sur moi, par la nature de l'amour qui nous liait. Lorsque j'ai appris, cette année, au fil d'indices et de discussions, que sa famille était hindoue, tout s'est éclairé. Cette curiosité n'était en aucun cas due au hasard. 

Ensuite, il y a eu cette prof de français, lorsque j'avais douze ans, qui nous avait fait lire un ouvrage nommé "Ganesh" de Malcolm Bosse, qui retrace l'histoire d'un petit garçon dont les parents s'étaient expatriés en Inde. J'y ai découvert l'existence (théorique) du yoga, de l'hindouisme mais aussi de la protestation non-violente. 
Je dois aussi mentionner le film "La Cité de la joie", que j'ai pu voir vers l'âge de 13 ou 14 ans, à la télévision... Mon passé est truffé de lectures, de documentaires, qui sont stockés dans les cartons poussiéreux de ma mémoire et dont les références m'échappent. 



Aujourd'hui, à l'âge de trente ans, après une rencontre fracassante avec une manifestation de Shakti, j'ai connu deux ans d'errance spirituelle, vaguement en décrochage par rapport à mes anciennes valeurs. J'errais dans le no man's land des jeux video qui me maintenaient éloignée de ma spiritualité, de moi même. J'ai compris, au terme de quelques turbulences personnelles et une claque mystique assez puissante, que je devais passer à une vitesse supérieure. J'ai connu une félicité rare, en cherchant Shiva pour faire danser mon âme.

Je vais maintenant arrêter de tourner autour du pot ; je me crée du présent, du tangible. Cette année, je danse, je mange, je prie, je voyage indien... depuis Paris. J'ai autour de moi d'autres passionnés qui ont déjà pris ce chemin et dont le guidage m'est très précieux. Déjà, merci à eux et tous ceux qui me donnent ou m'ont donné l'énergie de la transformation. Ils se reconnaîtront.



A bientôt, 
Arté, Féa, Mamasse, Steph...

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